samedi 23 juillet 2011

Les rues de La Rochelle

Les rues et le moyen âge
Le premier site de La Rochelle était blotti au fond du havre,l'actuel vieux port,au débouché du canal Maubec,autour de l'église Saint-Sauveur.C'est l'actuel quartier Saint-Sauver avec ses ruelles étroites.Ce quartier conserve encore,rescapées des rénovations urbaines,plusieurs façades à pans de bois recouverts d'ardoises dans la tradition médiévale (rue du port,Saint-Sauveur,des Merciers,Saint-Yon,Saint-Michel,du Beurre).
Deux autres îlots de population se partagent alors le littoral rochelais,situé à l'emplacement des futurs quartiers de Saint-Nicolas et du Pérot.Le port primitif se situait d'ailleurs le long de ce dernier,au débouché du ruisseau de Lafond (actuelle place Foch).Les premiers remparts de la ville sont probablement dus à la sagesse de Guillaume d'Aquitaine face aux seigneurs voisins,après qu'il eut concédé leurs premières libertés aux Rochelais.La ville ainsi créée est structurée sur le modèle des bastides du Sud-Ouest avec des rues au tracé perpendiculaire ouvrant sur les portes.Elles s'appuient autour de l'église Saint-Sauveur sur le quartier primitif au plan plus anarchique.Vers 1175,l'extension de la ville au Nord repousse les murailles jusqu'à l'église Notre-Dame.C'est probablement lors de cette extension que le château Vauclair est édifié sur l'angle Nord-Ouest de l'ancienne muraille.Après la charte de 1199,La Rochelle annexe ses deux quartiers maritimes.Celui de Saint-Nicolas est rattaché à la ville par le pont Saint-Sauveur fortifié (1200) .Celui du Pérot par le pont Tournis,qui pivotait et laissait ainsi le passage aux bateaux qui empruntaient la douve de la muraille,la Verdière.
Après le retour de la ville à la couronne de France,en 1372,La Rochelle protège son port d'une muraille terminée au goulet d'entrée par la tour Saint-Nicolas.
En dehors des tours,le Moyen-Age n'a pas laissé beaucoup de trace à La Rochelle:la ville est riche et chaque siècle a eu les moyens de reconstruire au goût du jour.L'architecture militaire est représentée par les tours du port et la Grosse Horloge,modifiée à plusieurs reprises.Les destructions protestantes ne nous ont laissé que les clochers des églises.L'ancienne commanderie des Templiers offre quelques vestiges des XIIe et fin XVe siècles avec un curieux passage sous maisons.Il ne subsiste rien de l'ancien quartier juif (rue Admirault,ancienne rue Juiverie).
La muraille crénelée de l'hôtel de ville,édifiée vers 1495,comporte une décoration qui pour être discrète n'en est pas moins riche,dont cordons et mâchicoulis présentent un large échantillon de la flore connue à l'époque.La vigne qui a fait la richesse des bourgeois y tient bonne place.La tradition des rues rochelaises à arcades semble être un héritage du Moyen-Age,sans que l'on puisse en définir l'origine,nordique ou méridionale.Dans un climat océanique,elles possèdent leur utilité et sont très appréciées les jours pluvieux.Autre tradition liée à la pluie:les gargouilles dont La Rochelle possède un large éventail de variétés.Arcades de pierre et gargouille semblent participer à la notoriété du maître de maison car elles sont mentionnées dans les actes. 
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mercredi 29 juin 2011

18è édition de la transat 6.50

À partir du 15 septembre,avec l'arrivée des premiers bateaux,le bassin des Chalutiers va vivre dans la fièvre des préparatifs de la 18 è édition de la transat 6.50 Charente-Maritime / Bahia.

jeudi 23 juin 2011

Toujours à la pointe de l'inovation

Cela bouge à La Rochelle

Red Bull La Rochelle

Pour la troisième année consécutive,le Red Bull Cliff Diving promet de faire l'événement sur le vieux port,le 18 juin prochain,cette épreuve du Championnat du monde de plongeon de haut vol réunira douze plongeurs internationaux,dont deux français.
Tous s'élanceront de la planche de saut installée au sommet de la Tour Saint-Nicolas,à 26 mètres de haut.Début de la compétition à 18 heure,les sauts proprement dits ayant lieu de 18h23 à 20h23,horaires en cohérence avec la marée.
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mardi 14 juin 2011

Un bateau de pierres

Presque terminé,le fort aura coûté au moins huit millions de francs dont sept pour la partie maritime « ce qui équivaudrait à 1,4 milliard de francs ou 140 km d'autoroute.Une dépense énorme qui fera dire à un paysan d'Oléron : s'il avait été construit en pièces d'argent,il n'aurait pas coûté plus cher !».La banque de France se montre nettement plus généreuse.Selon le coût de l'indice des prêts à la consommation,elle évalue cette dépense à 17,7 milliards de francs et selon le franc germinal or fin à 167 milliard.
Malgré cela,le second Empire se montre très fier,même si à l'évidence il est aujourd'hui parfaitement inutile,à tel point qu'il ne recevra jamais l'armement prévu,mais des canons de 30,modernisés,se chargeant encore par la gueule.Ils seront installés sur la terrasse et au rez-de-chaussée,les étages,eux,n'en seront jamais dotés.Pendant la construction du fort on a constaté qu'il était très difficile d'accès,notamment au niveau de l'escalier ouest presque toujours inabordable.On a d'abord construit des jetées provisoires pour faciliter l'embarquement des matériaux mais la mer en a eu rapidement raison.
On a donc décidé de réaliser à la fois un brise-lame de protection au nord et un havre d'abordage au sud pour éviter de rester bloqué à l'intérieur par gros temps.Une mésaventure qui n'a rien d'agréable si l'on en croit le récit du capitaine Leré prisonnier pendant trois jours d'une tempête d'octobre.« Les vagues jaillissent à plus de trent mètres de hauteur.Au sud,elles atteignent même la tourelle de la vigie.La terrasse est totalement inondée et il est impossible d'y accéder.A chaque coup de mer le fort oscille et tremble.On sent qu'il se balance,tantôt dans le sens de la longueur,tantôt dans celui de la largeur.Les hommes ressentent une secrète frayeur et un grand nombre éprouvent des malaises comparables ... au mal de mer!Le débarcadère est englouti par une lame pour ne plus reparaître,le même coup de mer qui a dû emporter une partie de la jetée ouest.De nombreuses ouvertures au nord et même celles qui avaient été murées par précaution sont détruites et les casemates envahies par les flots.Le 10 octobre en utilisant la jetée encore intacte,on parvient a embarquer quelques ouvriers fous de peur qui veulent à tout prix quitter Fort Boyard et ne jamais y revenir ».
Deux ans plus tard le fort ne pourra être ravitaillé d'octobre à janvier,des vagues énormes le coifferont endommageant encore une fois les casemates et jetant même à bas de son affût l'un des canons.A cette époque,comme aujourd'hui,le fort n'était pas protégé par un éperon en blocs artificiels chargés de diviser les vagues en deux et de les empêcher de frapper le bâtiment de plein fouet .Il sera achevé en 1866,ainsi que le port d'accès appelé barachois,mais,laissés sans entretien,depuis l'abandon du fort par l'armée en 1913,l'un et l'autre seront peu à peu démolis par la mer et d'inquiétantes et profondes fissures le lézardent au nord.

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mardi 25 janvier 2011

Finale de la première finale Paul Guérit

Samedi 10 Mai 1947

Le nouveau stade Marcel Deflandre sert de cadre à la finale de la 1re coupe "corpo" Paul Guérit.Une belle assistance,au sein de laquelle ont pris place les autorités officielles départementales et le président du comité régional de la FSGT,Pierre le Huec,couvre les gradins de la tribune d'honneur.

Pourtant rien n'avait été simple pour les deux initiateurs de cette belle initiative,Charlot Gautreau et Paul Ciret.Tout d'abord,il fallut constituer un comité directeur et œuvrer avec tact et diplomatie pour amortir les tensions latentes entre les instances de la FFF et de la FSGT dont les intérêts étaient souvent concurrentiels.La FFF n'autorisant pas la participation de ses licenciés aux compétitions de la FSGT,Paul Ciret et Charlot Gautreau décidèrent d'ouvrir le tournoi corporatif à tous les joueurs appartenant aux usines engagées,sans distinction de licences.Que n'auraient-ils pas fait,nos amis,pour la mémoire de ce camarade de l'Athlétique Ouvrier Rochelais,Paul Guérit,tombé sous les balles allemandes en novembre 1941,pour incitation à la résistance.
Sept équipes réparties en deux poules s'étaient affrontées depuis mars pour accéder à cette finale.Métallo-sports (Billiez) avait dominé la poule A,et dans la poule B,la Reconstruction s'était qualifiée aux dépends de Dynamo Sport (Delmas).Des joueurs confirmés,œuvrant régulièrement aux Tigres Maritimes de Laleu ou à l'ESCR,constituaient l'ossature des deux équipes finalistes.
Après la minute de recueillement à la mémoire de Paul Guérit,les joueurs de la Reconstruction engagent la partie sans retenue.La vitesse d'ensemble et le gabarit impressionnant de cette formation pèseront sur les débats pendant toute la première mi-temps.Sous l'impulsion de Guy Chaigne,l'aile droite de l'équipe donne le tournis à la défense adverse.C'est pourtant les Métallos qui ouvrent le score contre le cours du jeu,par l'inter Ransac.Et ce n'est que justice lorsque,peu avant la pause,Suaire égalise d'un maître shoot.
A la reprise,la Reconstruction prend d'assaut les buts des Métallurgistes et marque à nouveau sur coup franc bien sévère.Ce sera le signal d'un bombardement ininterrompu du but des Métallos.Sauvés de la catastrophe par une transversale,un dos,une jambe,un poteau,ils ne devront leur héroïque résistance qu'à une solidarité de tous les instants.Seules quelques attaques rageuses du duo Ransac-Macaud permettent à leurs camarases de souffler un peu.
Sur l'une d'elles,à la 70è minute,l'avant centre métallurgiste Yvon Macaud échappe à la surveillance de son garde du corps Guy Chaigne et égalise d'un magnifique retourné.Ce but redonne de l'allant aux Métallos qui menacent à leur tour les bois de la Reconstruction.A deux reprises,le couperet passera bien près.Ce n'est qu'à quelques minutes du coup de sifflet final que Savineau libère enfin les siens et concrétise une légère domination depuis l'égalisation.Dès lors,tous les joueurs de la Reconstruction se portent à l'attaque.Les frères Prima,les Chaigne,Faquet,Palito,Dubreuil jettent là leurs dernières forces pour inverser le cours des événements,mais Gabiot,le capitaine assiégé,montre l'exemple en galvanisant ses partenaires pour préserver l'essentiel.Les Métallurgistes tiennent la victoire,ils ne la lâcheront plus.Métallos-Sport l'emportera 3 buts à 2.

mardi 18 janvier 2011

13è tour de La Rochelle à la marche

16 Septembre 1945
Le départ donné par M Landret,dirigeant de l'ESCR,le Parisien Camille Guiselin impose immédiatement le rythme à la course et se porte en tête,talonné par le cheminot Maggi,Le Rennais Chevalier,les Bordelais Gilo et Moranis,puis les Rochelais Samuel Martin et Kiki Auffret légèrement en retrait.Les avenues Carnot et Coligny avalées entre deux haies de spectateurs ravis de cette effervescence,le Mail et la rue Saint-Jean,les pavés du cours Wilson,et enfin la rue Chaudrier étirent le peloton.Le rythme élevé ne fléchit pas et les moins entraînés cèdent dès le premier passage sur la ligne.
Guiselin,Chevalier et Maggi prennent le large et la hiérarchie se dessine progressivement.Le Rochelais Samuel Martin,à court de forme,souffre et s'applique a garder le contact.En "sur-régime",il explosera au troisième passage sur les pavés du cours Wilson,imité par le Bordelais Moranis.Un tour plus tard,l'un et l'autre s'éclipseront sans bruit.Les positions n'évolueront guère.Seuls les écarts entre les différents marcheurs vont prendre des proportions significatives au point de voir les moins aguerris se faire doubler dans l'ultime boucle.Camille Guiselin l'emportera sans puiser dans ses réserves en 1h 55,14" devançant le Rennais Chevalier de 3,30" et le Parisien Maggi de plus de 5, .
L'heureux élu repartira avec un sac garni Servansports offert par le collectif des commerçants Rochelais,un véritable trésor en ces temps de pénurie. [......]